Quelques réflexions sur le climat





Sensibilisé à l'écologie de bonne heure, j'ai milité pour le bio dans les années 70 et 80, lorsque ce n'était pas encore la mode. Le logo "Nucléaire non merci" était sur la lunette arrière de toutes mes voitures, du moins jusqu'en 2008.

Depuis les années 90, alors que s'estompait la grande peur de la guerre nucléaire, le point focal des efforts pionniers s'est orienté vers l'alerte au réchauffement climatique et à ses conséquences annoncées. Jusqu'en 2008, j'ai participé à ce mouvement, rassemblant toutes les informations qui passaient à ma portée, les faisant circuler, mettant même en œuvre un serveur pour tenter d'en assurer un accès organisé.

Pourquoi ai-je commencé à me mettre en retrait en 2008 ? 

Il y aurait beaucoup à dire, mais il faut être bref pour arriver au principal. Disons que certaines des informations que je recueillais n’étaient plus convaincantes. Pire, certaines autres étaient contredites par les faits.

La puissance invoquées des lobbies, les intérêts des centres de la finance ou du pouvoir, qui pouvaient avoir eu un rôle (effectif) dans l'opposition à des théories comme celle du réchauffement climatique ne pouvaient plus que difficilement être mis en cause. En fait, la plupart de ces acteurs économiques avaient retourné leur veste et rejoint le camp du politiquement correct nouveau, sinon réorienté leur discours pour tenir compte des nouveaux marchés annoncés dans la green économie.

ll y avait donc les faits qui ne "collaient" plus, et il y avait aussi quelque chose de plus diffus et inquiétant. Il s'agit d'une sensation que j'ai déjà eu l'occasion de rencontrer, celle d'un militantisme de moins en moins réfléchi, qui trouve ses justifications dans ses propres théories et la garantie de sa bonne foi par son engagement pour une "cause", elle-même justifiée dans son altruisme et sa remise en cause du "système" en place. J'ai grandi dans des environnements de ce type. Je n'ai de mérite particulier dans ce discernement que celui de l'expérience.

Cela suffit comme introduction à ce stade. Je voudrais à présent avancer vers le sujet annoncé. Je souligne qu'il ne s'agit pas d'une étude exhaustive et pas non plus d'une œuvre d'expert. Pour aller plus loin dans un sens ou dans l'autre du sujet, il y a suffisamment de sources d'informations accessibles sur le web pour qui voudra vérifier, compléter ou infirmer.

Voici donc un choix de graphiques commentés pour préciser mon propos.

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L'évolution des températures

Les variations connues

Ce graphique a été mis en ligne sur Wikipedia en 2007, mais les sources des données sont plus anciennes. La température de l'année 2004 est une projection de ce que l'on estimait devoir être l'évolution de la température (prédiction non vérifiée dans les faits).

L'échelle de temps, en abscisse, va du début de notre ère à l'an 2000.

Le "zéro" en ordonnée correspond à une température moyenne prise comme base de comparaison. La variation en "plus" ou en "moins" correspond à des fractions de degrés Celsius.

(Je donne la source, qui précise les origines des mesures selon les couleurs employées sur le graphique: http://www.globalwarmingart.com/wiki/File:2000_Year_Temperature_Comparison_png

Remarques:

  1. Le graphique ne reprend pas les fourchettes d'erreurs possibles indiquées par les auteurs (il y a toujours des marges de différences de calcul possibles en plus ou en moins).
  2. La superposition des courbes montre la possibilité de différences pouvant atteindre plus de 0,6 °C pour une même période.
  3. En faisant abstraction du tracé en noir, l'ensemble témoigne d'une variation cyclique des températures, avec un optimum médiéval plus chaud, puis un refroidissement sensible avec ce que l'on a appelé le "petit âge glaciaire", au 17ème siècle.
  4. La pente de croissance de la courbe au 20ème siècle semble particulièrement "raide". Il faut cependant noter que la courbe de couleur bleu-ciel ne l'est pas moins pour le début de "l'optimum climatique médiéval".
  5. La vue d'ensemble de la dispersion des mesures sur les siècles précédents, est suivie d'une convergence apparente. Cela est dû principalement au fait que les mesures deviennent plus précises et moins estimatives à partir du 19ème siècle, d'où la convergence.
  6. La superposition de la courbe estimée pour 2004 accentue cette impression de convergence catastrophique à la hausse, alors que le point marqué d'une astérisque n'a rien à voir avec les faits. 
Températures historiques reconstituées

Ce graphique est représentatif des arguments utilisés pour justifier l'alarmisme au "réchauffement climatique". Depuis, la prise en compte inévitable d'une partie de la réalité constatée dans les mesures a amené à faire évoluer la terminologie politiquement correcte pour passer du "réchauffement climatique" au "changements climatiques".

Je tiens à souligner à ce stade que le concept de "température moyenne" me semble à considérer avec une extrême prudence. Notre planète est à peu-près sphérique. Elle tourne autour de notre soleil selon une orbite à peu-près circulaire. Son pôle se ballade en toupie avec le temps. Les méthodes et le nombre des lieux de mesures ont fortement varié selon les époques. Le mode de calcul et les ajustement apportés aux mesures de base pour aboutir aux mesures effectivement retenues sont affaire de débats de spécialistes. Il n'y a d'ailleurs pas consensus définitif sur ce sujet. La dispersion des données du graphique ci-dessus en est une illustration édifiante.

La température moyenne est donc une convention statistique pseudo-consensuelle à prendre avec précaution.

Températures hémisphère Nord

Cela dit, voici à présent un graphique constitué à partir de données plus homogènes,qui concerne plus spécifiquement les températures de l'hémisphère Nord de la Terre.

A mon avis, il donne une bonne idée de l'évolution des températures depuis le début de notre ère.

Notez l'arrêt de la hausse de température avant la fin du 20ème siècle.


Nous avons ici une vue "à la loupe" de données de températures mesurées par satellite pour les années 1979 à 2013.

La moyenne mobile sur 13 mois (courbe en rouge) me semble donner une idée assez claire de la variation de la température pour les trois dernières décennies.

L'échelle verticale est de nature similaire aux graphiques précédents.

Le graphique signale deux événements significatifs dont il est démontré qu'ils ont influencé momentanément les températures: l'éruption du mont Pinatubo en 1993 et les épisodes "El Niňo" au début du siècle dans le Pacifique Sud.

Notez au passage que les températures de ce graphique pour les années 2004 et suivantes n'ont rien à voir avec les prédictions alarmistes du premier graphique.

Températures basse athmosphère


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Le cas du Groenland

"Groenland" signifie "terre verte". L'on est pourtant accoutumé à considérer que cette terre recouverte de glace et de neige la majeure partie de l'année mériterait plutôt le nom de "terre blanche".

C'est le cas de mémoire d'homme, c'est à dire sur deux ou trois générations. Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Si les scandinaves ont nommé cette terre comme étant verte, c'est qu'à l'époque concernée elle a été suffisamment fertile pour être vue comme "verte" de par sa végétation au moins une partie de l'année, pour être colonisée et fournir des récoltes suffisantes pour justifier son exploitation.

La glace accumulée au cours des millénaires au Groenland a été forée et des scientifiques ont étudié sa composition en fonction des couches annuelles. Les carottes de glace fournissent ainsi une sorte de "livre" chronologique continu, qui remonte bien plus loin que nos plus vieilles archives.

Ce graphique est un récapitulatif des températures déduites des travaux effectués sur les carottes glaciaires du Groenland.

On constate clairement trois périodes pour lesquelles les températures sont nettement moins froides:

  • L'âge du bronze tardif (LBA), vers 1200 avant notre ère
  • La période d'optimum climatique romain (RWP), un peu avant le début de notre ère
  • L'optimum climatique médiéval (MWP), période de réchauffement déjà constatée dans un autre graphique précédent

Il est probable que la dénomination de "terre verte" remonte à l'une de ces trois périodes, sans doute à la première.

Notez que la température estimée est déduite de l'analyse des carottes de glace venant des endroits les plus froids du Groenland. Le "réchauffement" était sans doute plus sensible sur les côtes. Quoiqu'il en soit, nous pouvons observer une différence d'environ 3 °C entre la période la plus chaude et la plus froide.

Résumé températures Groenland sur 5.000 ans

Températures Groenland sur 4.000 ans



Ce graphique nous donne les informations ayant permis l'établissement du graphique récapitulatif précédent (sur 4000 ans au lieu de 5000).

La courbe de couleur bleue reprend les résultats de calculs effectivement obtenus.

Nous voyons que la courbe de couleur verte est le résultat du calcul d'une moyenne glissante sur 100 ans à partir des données détaillées.

Cette seconde courbe a le mérite de nous donner une représentation visuelle plus synthétique, qui fait ressortir la tendance dans le temps. Cependant, ce résultat statistique ne doit pas nous faire oublier qu'en réalité les variations de températures (courbe bleue) sont beaucoup plus importantes.

Cela doit aussi nous permettre de relativiser la signification de la fin du graphique (en rouge), qui est une donnée brute qui ne fait pas suite à la courbe verte mais bien à la courbe bleue. Cela veut dire qu'il peut y avoir de fortes variations en plus ou en moins dans les mesures des années à venir, sans que cela n'indique nécessairement que la courbe "moyenne" suive le même chemin.

Températures Groenland sur 4.000 ans et récentes
Températures Groenland depuis 1900

Les trois graphiques ci-dessus nous présentent des informations sur trois périodes:

Cela fait ressortir les périodes plus chaudes ou plus froides sur ces trois échelles.

Je souligne à nouveau les "nuances" à considérer lorsque l'on considère les mesures les plus récentes, qui ne peuvent être valablement comparées aux moyennes, dont elles ne font pas encore partie.

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Le cas des "modèles"

Les graphiques précédents nous montrent que l'évolution des températures semble cyclique, même si la périodicité et l'amplitude de ces cycles ne semblent pas identiques dans leurs manifestations.

Bon, mais alors qu'est-ce que notre époque actuelle a de particulier ?

Notre objectif n'est pas d'aller dans le détail des thèses des climatologues. Vous trouverez en références en fin de cette étude les principales sources d'information si vous souhaitez allez plus loin dans cette voie.

Les rapports d'études des climatologues présentent tous des prédictions de l'évolution du climat dans l'avenir basées sur des simulations effectuées sur ordinateurs à l'aide de programmes mettant en œuvre des modèles. Dans un modèle, les chercheurs concernés mettent en équation leur compréhension des mécanismes du climat en fonction des observations passées, d'une part, et de leur estimation de la variation de paramètres dans le temps. Ces paramètres et l'évolution de leur valorisation dans le temps dépendent des travaux de chaque équipe de chercheurs concernés, selon l'école ou les théories auxquelles ils adhèrent.

Mon opinion personnelle, qui n'engage que moi bien entendu, sur ces modèles est mise en lumière dans les graphiques suivants.

Ce graphique regroupe la représentation de données pour une période allant de 1975 à 2025 pour ce qui est de la température annuelle moyenne dans les couches basses de l’atmosphère (de la surface de la Terre jusqu'à 8-15 Km d'altitude).

Le "nuage" de lignes fines en couleurs montre l'évolution des températures tel que prédites par 44 modèles climatiques reconnus.

La ligne en gras correspond à la moyenne des données de prévision de ces 44 modèles.

Enfin, les deux courbes en bleu et rouge, en gras, représentent les températures effectivement mesurées par deux satellites pour la basse atmosphère jusqu'en 2012.


Températures - modèles et mesures satellites
Températures - modèles et mesures 2013

Ce graphique ressemble beaucoup au précédent, mais il ne regroupe pas tout à fait les mêmes informations.

Les données des modèles climatologiques reprises concernent 73 modèles reconnus, au lieu de 44.

Les mesures effectives indiquées jusqu'en 2013 sont:

  • d'une part, la moyenne de mesures satellites (moyenne des deux courbes UAH et RSS déjà rencontrées dans le graphique précédent)
  • d'autre part, les mesures moyennes effectuées par ballons atmosphériques (moyennes de quatre jeu de mesures par des organismes différents).

Vous avez à présent sous les yeux une matérialisation évidente de la méfiance qu'il faut avoir envers les "modèles théoriques" qui prétendent prédire l'avenir. Mais ce n'est pas encore fini.

Voici la cerise sur le gâteau. Il s'agit des mêmes données que celles du graphique précédent. Mais on a ajouté sur celui-ci les avis exprimés dans les différents rapports publiés par le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat - organisme intergouvernemental dépendant de l'ONU - titre officiel en anglais IPCC).

Les flèches rouges mesurent la différence entre la prédiction affichée dans chaque rapport du GIEC et la réalité des mesures constatées ensuite.

  • 1er rapport en 1990 (FAR)
  • 2nd rapport en 1995 (SAR)
  • 3ème rapport en 2001 (TAR)
  • 4ème rapport en 2007 (AR4)
  • 5ème rapport en 2014 (AR5)

Plutôt que de remettre en cause leurs modèles et leur théories prédictives, certains experts s'attachent à tenter d'expliquer l'absence de hausse de température par des causes non prises en compte, tel que l'absorption de la température manquante par les océans - à suivre.

Températures - modèles GIEC et mesures

Pour ceux qu'un doute constructif concernant les modèles prédictifs n'habite pas encore, voici deux graphiques supplémentaires.

Le premier illustre la différence entre la prévision et les mesures effectives pour ce qui concerne la variation des températures dans l'atmosphère selon l'altitude.

Le second reprend les prévisions de concentration de méthane dans l'atmosphère tel que prédit par les différents rapports du GIEC, à comparer avec les mesures réelles, la courbe en noir.

Températures et altitude
Méthane dans l'atmosphère

Avec le méthane, nous abordons le second sujet favori des alarmistes, les gaz à effet de serre (GES). Nous allons à présent pouvoir aborder le rapport entre températures et gaz carbonique, "le maudit CO2".

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Températures et effet de serre

Le gaz carbonique et les températures

Nous nous déplaçons à présent du Groenland vers l'Antarctique. Près du pôle Sud se trouve une station scientifique Russe, à l'endroit considéré comme étant le plus froid de la planète. Le forage de la banquise a permis d'étudier les carottes de glace extraites, d'en analyser la composition selon les couches et de reconstituer ainsi l'évolution de certains paramètres au cours du temps.

Voici un graphique récapitulant l'évolution de la température, d'une part, et de la concentration atmosphérique en gaz carbonique, d'autre part, sur les 420.000 dernières années.

L'échelle du temps va du plus ancien à gauche vers le présent. L'échelle verticale de la variation de la température reconstituée est indiquée à gauche du graphique. A droite se trouve l'échelle verticale de la concentration atmosphérique en CO2, mesurée en parties par million (ppm); c'est à dire que 300 ppm = 0,03% de la composition de l'atmosphère, par exemple.

Evolution températures et CO2 - 420.000 ans

Il semble bien y avoir une corrélation évidente entre l'évolution des deux paramètres, la température et la concentration en CO2.

Mais voyons cela d'un peu plus près.


Dans le graphique ci-contre est extrait une portion du graphique ci-dessus. Cette portion concerne la période entre 100.000 et 150.000 ans en arrière par rapport au présent.

L'on peut alors constater que s'il semble bien y avoir en effet corrélation, la variation de la concentration en gaz carbonique ne précède pas la variation de température. Elle la suit dans le temps.

Cela semblerait vouloir dire que s'il y a bien un rapport entre les deux, ce serait l'augmentation de la température qui serait à l'origine de l'augmentation de la concentration atmosphérique en CO2, et non l'inverse.

Forts de cette constatation, vous pouvez examiner à nouveau d'un œil neuf le graphique précédent.

Evolution température et CO2 150.000 ans

Tout cela est bien vieux, me direz-vous. Et puis il y a des périodes dans le graphique pour lesquelles cette précédence est moins évidente. Qu'en est-il donc à présent ?


Variations température et CO2 - 1982-2012

Ce graphique présente les variations respectives de la température moyenne (échelle verticale de gauche) et de la concentration atmosphérique en gaz carbonique (échelle verticale de droite), sur une période allant de 1982 à 2012.

La variation de concentration en CO2 est indiquée en vert. Pour ce qui est de la température, deux couleurs sont utilisées:

  • le bleu pour la température moyenne à la surface océanique
  • le rose pour la température moyenne globale, pour les périodes dans lesquelles cette dernière est différente de la précédente

Les deux groupes de deux barres verticales permettent de mettre en valeur les deux périodes pour lesquelles la précédence est la plus évidente.

La démonstration me parait évidente.

Cela dit, on ne peut pas exclure un effet de rétroaction, l'augmentation de gaz carbonique étant à son tour un facteur d'augmentation de températures. Mais il s'agirait alors d'une cause secondaire, et non de la cause principale.

Oui, le CO2 est tout de même un gaz à effet de serre (GES). Mais il faut s'attarder un peu sur ce sujet, en simplifiant autant que possible. Celui qui voudra aller plus loin trouvera une abondante littérature sur le sujet.

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Les gaz à effet de serre

L'atmosphère de la Terre nous fournit bien entendu l'air qui nous est indispensable. Elle est également le lieu où s'expriment les phénomènes météorologiques variés que nous connaissons, selon les latitudes et les saisons. De plus, c'est grâce à elle que la température à la surface de la Terre ne varie pas entre des extrêmes invivables, selon que notre planète en rotation fait face au soleil ou pas, comme sur d'autres corps planétaires dépourvus d'atmosphère, la Lune par exemple.

Le diagramme ci-contre résume le comportement de l'atmosphère par rapport aux rayonnements qui la traversent, en fonction de leur longueur d'onde.

Dans la partie supérieure du diagramme la portion qui nous intéresse du spectre solaire est représentée avec des commentaires explicites.

Cette échelle de rayonnements est divisée en ultra-violets, rayonnement de la lumière visible, et infra-rouges. Pour simplifier, disons que ce sont ces derniers qui véhiculent la chaleur.

Dans cette gamme des infra-rouges, l'essentiel des rayonnements provenant de la terre est censé être absorbé par l'atmosphère, au lieu de se disperser dans l'espace extraterrestre.

C'est l'effet de serre.

La partie centrale du diagramme montre dans quelles partie du spectre les différentes composantes de l'atmosphère réagissent avec les rayonnements qui la traversent, et en quelles proportions relatives.

Dans la troisième partie du diagramme sont représentées les zones d'absorption de certains éléments constitutifs de l'atmosphère, qui sont donc à considérer comme des gaz à effet de serre (GES) s'ils absorbent des radiations dans la gamme des infra-rouges.

Soleil, atmosphère et effet de serre
Composition atmosphère

J'ai regroupé dans le tableau ci-contre un certain nombre d'informations sur l'atmosphère terrestre. La liste des gaz ne reprend que les principaux. Il en existe de nombreux autres à l'état de traces plus ou moins importantes. Il faudrait aussi tenir compte des poussières en suspension pour être complet.

Dans la plupart des manuels on considère la composition de l'atmosphère "sèche". J'ai complété le tableau en prenant en compte l'eau.

Vous avez pu remarquer dans le diagramme précédent que la vapeur d'eau couvre une grande partie du spectre d’absorption. Il s'agit en fait du principal "gaz" à effet de serre, et de loin, comme cela est confirmé dans la colonne de droite du tableau ci-contre -- en fait, l'eau est présente dans l'atmosphère soit sous forme gazeuse, soit de gouttelettes ou de cristaux de glace en suspension dans les nuages.

Pourquoi de tels écarts dans les fourchettes ? Parce que la composition de l'atmosphère varie tant en fonction du lieu que de la saison.

Ici aussi il faut se méfier des moyennes statistiques des colonnes précédentes dont les chiffres ont comme avantage de fournir un repère conventionnel, mais que l'on peut être assuré de ne retrouver quasiment nulle part dans la réalité.

J'ai essayé de brosser un tableau tenant compte brièvement des informations que j'ai pu rassembler pendant mes recherches sur le sujet des GES. Mais le décor officiel étant à présent posé pour ce qui est des GES et du carbone, il faut se rendre à l'évidence:

Les prédictions sont donc contredites par les faits (voir plus haut).

De plus, dire que les GES arrêtent le rayonnement infra-rouge est une chose, nous dire où est stockée la chaleur censée être ainsi captée en est une autre. Or, les prédictions des modèles à propos d'une augmentation de la température atmosphérique en fonction de l'altitude ne sont pas vérifiées dans les faits (voir plus haut).

Quant-à considérer que cette chaleur est réfléchie et renvoyée vers la Terre, cela n'est pas vérifié non plus par l'évolution des températures terrestres (voir plus haut).

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Un dernier mot sur le carbone

Il ne faut pas oublier que si nos corps comprennent environ 65% d'eau, le carbone est également un composant essentiel de nos cellules, soit environ 18% de notre poids sous ses différentes formes composées.

On peut dire que la vie sur Terre est fondamentalement basée sur le carbone. Je vais donc juste enfoncer le clou un peu plus.

L'importance du carbone dans le règne végétal est abondamment documentée par ailleurs. Il n'est pas besoin de s'étendre sur le rôle attribué à la végétation et plus particulièrement aux forêts dans l'absorption, la transformation et la fixation du carbone.

Ci-contre, le résultat d'expériences menées sur la croissance d'arbres sur la même durée et dans les mêmes conditions, ou presque.

Presque, car l'expérience a été menée dans des serres dans lesquelles la concentration de l'air en CO2 était contrôlée. Les panneaux indiquent la concentration en ppm dans chaque cas.

Il semble bien que les fées du monde végétal ne seraient pas incommodées par une augmentation de la proportion de gaz carbonique dans l'atmosphère, elles...

Influence concentration CO2 sur plantes
Températures et CO2 - 500 million années

Le graphique ci-contre reprend les concentrations de gaz carbonique dans l'atmosphère sur 500 million d'années, par rapport au présent (zéro sur l'échelle horizontale).

Il indique également les périodes alternées de réchauffement et de refroidissement climatiques.

Remarquez que si l'on retrouve dans la dernière période qu'une baisse de la concentration en CO2 accompagne le refroidissement, cela n'est pas le cas pour toutes les autres périodes. On trouve en effet:

  • pour la seconde période que la variation de la concentration est peu significative alors que le froid s'installe
  • pour la quatrième période qu'une forte augmentation de la concentration n'apporte pas de réchauffement
  • alors qu'une baisse significative de la concentration accompagne ensuite une période de réchauffement, etc.

Pour enfoncer le clou un peu plus en ce qui concerne les moyennes statistiques, voici un lien vers un travail remarquable d'animation qui modélise (eh oui...) l'évolution de la concentration du "maudit gaz" sur une carte des continents selon les saisons.

Regarder le Terre respirer (watching the Earth breathe)

Si l'on fait abstraction de la couleur choisie pour le CO2, intentionnellement ou pas, qui fait "sale", cette animation mérite d'être regardée plusieurs fois en se concentrant sur des paramètres différents.

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Le niveau des océans

Pour terminer, il nous faut à présent considérer l'alarmisme en ce qui concerne l'augmentation du niveau des mers.

Niveau océans 1900-2000 - GIEC
Niveau océans 1700-2100 - GIEC

Les deux tableaux ci-dessus sont tirés des rapports du GIEC (IPCC).

Le premier nous indique que le niveau de la mer a augmenté d'environ 16-17 cm entre 1900 et 2000. Le second s'appuie sur les modèles prédictifs pris en compte par le GIEC pour nous annoncer une augmentation du niveau des océans pouvant aller de 0,60 à 1 mètre à l'horizon 2100 (attendez ne vendez pas encore votre bungalow de bord de mer avant d'avoir vu la suite).

Voici à présent un remarquable travail de compilation (NASA) des mesures satellitaires effectives du niveau des océans effectuées entre 1993 et 2010 (travail publié en septembre 2012).

Niveau des océans 1993-2010

Heureusement, la moyenne annuelle d'augmentation du niveau des océans nous est signalée en caractères suffisamment visibles: 3 mm par an. En effet, car la carte nous montre que la variation va de -12 mm à +12 mm par an, selon les endroits.

Oui, il y a des endroits où le niveau de la mer diminue chaque année...

Il n'en reste pas moins qu'en moyenne, il y a montée du niveau moyen. Certes, mais le graphique du GIEC nous indique 16-17 mm par an, pas 3 mm par an. S'agit-il d'une erreur, volontaire ou pas? Pas nécessairement, car en se reportant à la carte ci-dessus, l'on voit bien que cela peut dépendre en partie des lieux et de la source de leurs données.

Néanmoins, le choix même des données semble bien démontrer un parti-pris alarmiste. Dans ce contexte, les prévisions du second graphique du GIEC me semblent devoir être considérées avec beaucoup de circonspection.

Il faut rappeler brièvement ici que le niveau des océans augmente constamment depuis la fin de la dernière glaciation, il y a environ 10.000 ans. A cette époque, l'Angleterre n'était pas une île, le fond de la Manche étant en partie à l'air libre. Le niveau de la mer est estimé avoir été entre 50 et 150 mètres plus bas (selon les endroits et les estimations).

Nous avons tous en mémoire des exemples d'alignements mégalithiques qui se poursuivent sous l'eau en bord de mer, ou de restes de ports et citée englouties. Les mécanismes en question sont complexes et il faut plus qu'un prétendu "réchauffement climatique" pour les expliquer.

Pour illustrer cette complexité, voici une courte vidéo qui montre les courants océaniques en action sur un globe terrestre:

L'océan perpétuel (2005-2007)

Je trouve personnellement ce type de document fascinant et source d'une importante potentialité de réflexion.

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Alors, le climat ?

Alors, "réchauffement", "changement", "dérèglement" ou "refroidissement" climatique ? Je parlerai plutôt d'"évolution climatique". Le climat est cyclique, comme tous les phénomènes naturels. Toutes les projections linéaires sont donc nécessairement sujettes à caution.

Des chercheurs se sont penchés sur la nature cyclique du climat et ont tentés de déterminer la périodicité de ses variations, avec plus ou moins de bonheur. Il est cyclique et de toute évidence nous n'en connaissons pas tous les paramètres, loin de là. Il s'agit à l'évidence de la superposition de différents cycles dont les causes sont diverses. Ces causes semblent même évoluer selon les époques, ce qui ne facilite pas la tâche.

Quoiqu'il en soit, la preuve me semble faite que la science n'a pas clos ce sujet. Il y a du travail à faire pour de prochaines générations de chercheurs.

L'inconvénient de l'alarmisme actuel est que le temps passant, les prédictions s'avérant de plus en plus fausses à l'évidence, cela risque de saper la confiance dans la science. Ce serait dommage. Il y a déjà suffisamment de théories obscurantistes qui rodent à l'appui de nombreux intégrismes obtus.

Mais il y a aussi des avantages.

Comme la peur de la guerre nucléaire a évité la reprise des grands affrontements idéologiques armés du 20ème siècle, la peur des catastrophes climatiques a permis de faire avancer nombre de dossiers auparavant bloquants au siècle dernier:

notamment...

L'on peut donc faire d'excellentes choses pour des motifs erronés !


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Notes

Pour le reste, je pense qu'il y a suffisamment de ressources et de livres disponibles pour effectuer vos propres recherches si vous désirez approfondir le sujet.


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Compléments (décembre 2014)

Ces jours-ci, les présentateurs de la météo hexagonale nous ont annoncé que 2014 aurait été "l'année la plus chaude depuis 1900".

Une première remarque : Comme nous avons pu le constater sur plusieurs graphiques de cette étude, les températures et autres paramètres annuels peuvent accuser des fluctuations importantes d'une année à l'autre et d'un lieu à l'autre. Pour savoir réellement ce qu'aura été 2014 en termes de climat, il faudra attendre le recueil et la consolidation de suffisamment de données, dans quelques mois. Voilà une différence essentielle entre la météo et le climat.

Cela dit, même pour ce qui est de la météo et pour avoir une vision plus claire de la situation il est préférable de ne pas se contenter de la météo sur des chaînes TV où les nuages s'arrêtent aux frontières d'un hexagone plat -- vous savez, là où le nuage de Tchernobyl s'était arrêté en sens inverse en son temps...

Il existe des chaînes TV qui sont au courant du fait que la Terre est ronde et qui présentent la météo sur une sphère, tout autour de la planète. Il en existe même en français, comme France24 ou Euronews, par exemple.

Cela permet notamment de se rendre compte que le froid a été prématuré en 2014 aux Etats-Unis où il a neigé fin octobre jusqu'en Floride, par exemple. Un record centennal a été battu à travers les régions Sud-Est des Etats-Unis les 31 octobre et 1er novembre 2014 : les chutes de neige les plus précoces et les plus intenses dans plusieurs endroits depuis que des relevés sont tenus aux US, c'est à dire aussi loin en arrière que 1880.

Le temps dans le Nord et l'Est de l'Europe n'est pas aussi clément qu'en France et l'anticyclone qui nous favorise en décembre 2014 a sa contrepartie ailleurs. Notons aussi en passant que cela montre que contrairement aux dires de certains alarmistes la "fonte des glaces" n'a pas encore modifié le comportement du Gulf Stream et autres courants marins ou aériens qui nous garantissent un climat moyen tempéré dans notre beau pays. Cela étant dit, il faut rappeler aussi que l'été dernier est considéré comme ayant été plutôt frais, au point que dans le Sud, nous considérons n'avoir pas eu de vrai été cette année (2014). C'est dire...

Attention, donc aux effets collatéraux des redoutables moyennes statistiques, telle que la "température moyenne" calculées différemment par l'un ou l'autre, que ce soit sur une sphère ou sur un terrain de foot.

De toute façon et au fur et à mesure que le temps passe, il faut s'attendre à ce que les affirmations alarmistes soient de plus en plus fréquentes à l'approche de la conférence sur le climat qui doit se tenir à Paris fin 2015, le sujet du climat étant devenu un terrain d'enchères économico-politiques.

Voici à présent quelques ressources complémentaires qui peuvent vous permettre d'approfondir votre recherche personnelle et de vous tenir au courant sur des thèmes au rapport avec le climat et son évolution. La plupart des ces sites sont en anglais. J'en suis désolé si vous avez des difficultés dans cette langue, mais n'hésitez pas à me communiquer des sources francophones de même nature si vous en connaissez afin que je les ajoute ici.

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The Morning S0 News (Daily Uploads)

Un bulletin "météo" quotidien d'environ 4-5 minutes qui couvre des sujets s'étendant de la météo solaire aux derniers séismes terrestres, en passant par l'évolution de la météo et des courants marins et aériens en relation avec plusieurs continents, océans et planètes. De temps en temps, des liens vers des études et des compilations de données utiles.

https://www.youtube.com/playlist?list=PLHSoxioQtwZeQaRnO5_9AJB2RmevUpuPT

Début  

Le centre national des données climatiques US (NOAA)

Un organisme officiel US qui rassemble les données locales disponibles et publie des tableaux de synthèse; par exemple :

U.S. Climate Records Summary

Ce tableau présente l'avantage de ne pas vous présenter un seul chiffre de "moyenne pré-machée standard à la composition déterminée par des experts", mais un relevé de dénombrement de maxima et minima sur l'ensemble du territoire US en fonction des données locales effectivement mesurées et recueillies.

Il est intéressant de remarquer que le nombre de relevés records en températures élevées est inférieur au nombre de records en températures basses. Les minima sont tout aussi instructifs, ainsi que les records de chutes de neige.

Le site propose des outils pour faire ses propres recherches sur les données disponibles.

http://www.ncdc.noaa.gov/cdo-web/datatools/records

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Helioviewer

Un navigateur solaire qui permet de visualiser les événements solaires (rotation, éruptions, tâches etc.) quasiment en temps réel. A essayez avec la Terre à l'échelle réelle sur l'image, pour avoir une idée de ce que peut signifier la relativité des choses...

http://www.helioviewer.org/

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Compléments (octobre 2015)


Trop, c'est trop...

En ces temps de l'avant-COP21 il faut déjà supporter le matraquage d’État et celui des ONG militantes tout au long des bulletins d'information et publicités sponsorisées, les "prêcheurs d'apocalypses climatistiques" ne reculant devant aucune exagération pour tenter de nous instiller peur et culpabilisation.
Voilà qu'en plus il devient interdit, sinon dangereux d'exprimer une opinion différente du dogme en vigueur.

Les opinions divergentes à l'index

Conférence à l’Académie belge des sciences : deux poids deux mesures sur le climat - Avril 2013

"Les auteurs de cet article ont récemment présenté leur point de vue sur la science du climat à l’Académie Royale de Belgique. Aucun journal français ou belge n’était disposé à publier leurs opinions. Questionner l’origine humaine du changement climatique reste un tabou dans le monde francophone."

Conférence à l’Académie belge des sciences : deux poids deux mesures sur le climat

Le harcèlement de Bengtsson et l’apocalypse climatique - Mai 2014

Lennart Bengtsson est à peu près aussi émérite qu’un climatologue puisse l’être. Sa décision de rejoindre le conseil consultatif académique du GWPF (Fondation pour la Politique du Réchauffement Global) de Nigel Lawson a été accueillie par une colère noire chez nombre de ses collègues climatologues. Dans un mouvement digne de McCarthy – selon sa propre analogie – et en refusant de collaborer avec lui, ils l’ont harcelé jusqu’à sa démission du GWPF.

Le GWPF vise à assurer un débat plus équilibré sur le changement climatique. Ses membres ne sont pas des « négationnistes ». Comme l’a rappelé Lord Lawson dans un récent discours : « De ma vie, aucun autre dissident, ni moi-même, n’ont jamais connu de telles hostilités personnelles, vitupérations et diffamation extrêmes pour nos vues sur le réchauffement climatique ou sur les politiques pour faire face au prétendu réchauffement global. »

Le harcèlement de Bengtsson et l’apocalypse climatique

Le harcèlement des climato-sceptiques doit cesser

Leading Climate Scientist Defects: No Longer Believes in the 'Consensus'

Extrait de cet article sur d'autres contestataires (traduction rapide):

James Lovelock

Savant anglais; l'inventeur de la théorie Gaia; parrain des verts.

Autrefois un chaud partisan de la théorie de la catastrophe climatique d'origine humaine, prédisant aussi récemment qu'en 2007, que «des milliards de nous vont mourir; quelques couples reproducteurs de personnes qui survivront seront dans l'Arctique '.
Maintenant il admet: 'Le problème est que nous ne savons pas ce que le climat est en train de faire. Nous avons pensé que nous le savions il y a 20 ans.' Devenu 'pro-nucléaire. modérément pro-fracking; anti-éoliennes.

Judith Curry

Climatologue américaine et présidente de l'École de la Terre et des sciences de l'atmosphère à l'Institut de technologie de Géorgie.

Bien que se qualifiant toujours elle-même de partisane de la thèse du réchauffement, Curry est probablement le membre le plus ancien de l'establishment réchauffiste - jusqu'à la défection de Bengtsson - à fraterniser avec l'ennemi. Cela lui a valu la médaille honorable d'être étiquetée 'anti-science' par Michael Mann (NdT: le fameux auteur du graphique en crosse de hockey au cœur d'un scandale du GIEC). Dans son blog "climatique Etc" elle essaie d'encourager les alarmistes à montrer un sens de la mesure et d'admettre les limites de leurs connaissances.

Sur le rapport national d'évaluation du climat (NdT: USA), elle a écrit:
"Ma principale conclusion à la lecture du rapport est celle-ci: l'expression «changement climatique» est maintenant officiellement un non-sens.
Le rapport implique en effet qu'il n'y a pas de changement climatique autre que ce qui est causé par les humains, et que les événements météorologiques extrêmes sont à assimiler au changement climatique..."

Fritz Vahrenholt

Professeur allemand; militant écologiste; l'un des fondateurs du mouvement Vert allemand; l'ancien sénateur de l'environnement de Hambourg.

Le best-seller de Vahrenholt "Die Sonne Kalte" (traduit comme "The Neglected Sun" NdT: non disponible en français) a envoyé des ondes de choc à travers le mouvement Vert allemand. Il lui a valu le titre d«'éco-réactionnaire» décerné par les médias de centre-gauche allemands qui ont été consternés par ce qu'ils considéraient comme sa trahison de la cause.

Vahrenholt a fait valoir que le soleil - pas le CO2 - était la cause la plus importante du changement climatique; que les prédictions de l'apocalypse climatique causée par l'homme avaient été exagérées et que la science avait été corrompue par l'endoctrinement politique.

Sigmar Gabriel

Vice-chancelier allemand; ancien ministre de l'environnement; autrefois un passionné de la politique de l'énergie verte;
admet maintenant que le programme de l'Allemagne "Energiewende" - sa transition vers les énergies renouvelables - a été inutile et destructeur.

George Monbiot

Humoriste; éditeur au Guardian; défenseur de l'environnement; fléau des sceptiques du climat; a depuis divisé le mouvement Vert pour avoir retiré son autocollant "Atomkraft? Nein Danke" (Nucléaire? non-merci) de l'arrière de son VW Kombi décoré de floralies et de sa décision que l'énergie nucléaire est, après tout, la voie à suivre. Pour ce crime, il est actuellement harcelé par les militants verts qui offrent une récompense de £ 100 à toute personne prête à l'arrêter pour ses 'crimes contre l'environnement et l'humanité.'

Ce ne sont que quelques exemples récents. A ce stade, vous croyez toujours au "consensus" des scientifiques sur le climat tel que le prétendent le GIEC et les politiques?

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Il faut punir ceux qui nient le réchauffement climatique

Al Gore veut punir ceux qui contestent le réchauffement - Al Gore - Mars 2015

Que les « climatosceptiques » se le tiennent pour dit : contester le réchauffement climatique, c’est péché ! Il est temps de punir les dissidents, ont proclamé quasi simultanément John Kerry, secrétaire d’État des États-Unis, et Al Gore, ancien vice-président et grand gourou de la taxe carbone.

Al Gore veut punir ceux qui contestent le réchauffement

Al Gore Seeks to Punish Climate Change Deniers

Al Gore at SXSW: We Need to ‘Punish Climate-Change Deniers’ and ‘Put a Price on Carbon’

Al Gore est l'une des ces personnalités marquantes qui m'avaient conforté dans mon engagement en 2007. Aujourd'hui, ma désillusion n'en est que plus grande.

Notons tout d'abord qu'Al Gore a déclaré consacrer les revenus de ses livres et films à la lutte contre le réchauffement climatique, et faire don de ces revenus à des ONG climatistiquement engagées; bravo.

Mais par ailleurs, en lançant une chaîne Verte, "Current TV", Gore avait dit à l'époque qu'il voulait créer un réseau «transformationnel». Comme YouTube, il surferait sur l'apport des téléspectateurs jeunes, pour être un antidote à Fox News et un concurrent pour la chaîne libérale MSNBC.

Selon l'enquête publiée en 2103 par "Bloomberg Business", après avoir servi à payer à Al Gore 1,2 million de Dollars par an en salaires et avantages, la chaine "verte" Current TV a été revendue il y deux ans à Al-Jazeera (chaîne financée par les fonds d'un pays pétrolier, le Qatar), vente dont il aurait retiré une part de 70 millions de Dollars.

Toujours selon l'enquête, après son abandon lors de l'élection contre George W Bush, la fortune de Gore était à l'époque de 1,7 millions de Dollars. Elle serait passée  à environ 200 millions de Dollars. Il posséderait notamment une "villa" climatisée de 20 pièces d'environ un millier de mètres carrés à Nashville.

Voici le lien vers l'enquête de Bloomberg en anglais:

Gore Is Romney-Rich With $200 Million After Bush Defeat

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Chasse aux sorcières en vue - Septembre 2015

Le souci est que d'autres ont repris les menaces d'Al Gore à leur compte. Il y a une campagne en cours pour criminaliser toute divergence d'opinion par rapport à la thèse officielle.

"La science sur le réchauffement climatique est close, de sorte que 20 scientifiques du climat demandent au président Barack Obama de poursuivre les personnes qui sont en désaccord avec eux sur les explications de la science quant-au réchauffement climatique d'origine humaine.
Des scientifiques de plusieurs universités et centres de recherche ont même demandé à Obama d'utiliser la Loi sur les organisations mafieuses et frauduleuses (RICO) pour poursuivre les groupes qui 'ont sciemment trompé le peuple américain sur les risques du changement climatique, comme un moyen de prévenir la réponse du peuple de l'Amérique au changement climatique' (SIC)."

Scientists Ask Obama To Prosecute Global Warming Skeptics

Mais cela ne semble pas devoir s'arrêter là. Une conférence de trois jours sur "le changement climatique et la loi" a été organisé par le King's College de Londres, rassemblant notamment de hauts magistrats et des avocats de plusieurs pays du monde. Elle a été financé par, entre autres, le gouvernement du Royaume-Uni, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et la Cour Suprême.

Si les menées déclarées du groupe aboutissent, il pourrait devenir illégal pour tout gouvernement, société (ou vraisemblablement aussi pour un scientifique individuel) de remettre en question la «science» convenue sur le climat.

QC calls for ruling to 'scotch' challenges to 'consensus' on global warming

World court should rule on climate science to quash sceptics, says Philippe Sands

Je suis désolé de devoir ne vous proposer que des référence en langue anglaise, mais il s'agit de sujets dont je n'ai pas trouvé trace dans les médias francophones.

Voici cependant à présent une affaire bien franco-française.

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La polémique sur "Climat investigation" - Octobre 2015

Suite à la parution de son livre "Climat investigation", Philippe Verdier s'est retrouvé prié de rester chez lui au lieu de reprendre son travail de "Monsieur Météo" sur France 2.

Extrait de la quatrième de couverture de son livre:

"LES DESSOUS D UN SCANDALE PLANÉTAIRE

Le climat est aujourd'hui une guerre, une religion. Tout avis contraire sera éliminé. Quelle voix s élèvera pour rompre le silence pour faire éclater la vérité, avant le sommet de Paris ?
Il n existe aujourd'hui plus de lien entre le climat et le discours alarmiste sur ce sujet. Les Français sont maintenus dans la peur par un matraquage sans précédent. Cette prise d'otages constitue un enjeu diplomatique pour la Conférence de Paris. Au plus haut sommet de l'État, l' échec de la COP 21 est diagnostiqué depuis longtemps, mais la manipulation et le spectacle s amplifient davantage.
Le GIEC, ultra politisé, se délite sous les scandales et ses méthodes critiquables. La parole scientifique est inaudible. Les Nations Unies plongées dans la corruption pataugent volontairement depuis une génération de pourparlers. Lobbies économiques, associations écologistes, gouvernements et désormais religions tissent des liens dangereux. Les ambassadeurs du climat entretiennent cette crise aussi brûlante qu'impalpable."

Extraits livre

Biographie de l'auteur
Philippe VERDIER est journaliste-présentateur à France 2, ex-BFMTV et chef du service météo de France Télévisions. Diplômé d'un master en Développement Durable à l'Université de Paris Dauphine, il a couvert trois conférences sur le climat, dont celle de Copenhague.

Je vous ai préparé deux extraits de l'ouvrage de Philippe Verdier (cliquez ici),
ainsi qu'une liste de liens vers des articles ayant relaté l'affaire dans les médias (ci-après).

L'affaire "Climat investigation" dans les médias

Le Petit journal : échange houleux entre Yann Barthès et Philippe Verdier
Philippe Verdier, M. Météo de France Télévisions et auteur d'un livre climatosceptique, privé d'antenne
Philippe Verdier : « Je ne suis donc pas climatosceptique mais... »
Philippe Verdier sanctionné : le climat doit-il faire encore débat ?
Climat Investigation: le climatologue Philippe Verdier viré de France 2
Un climatosceptique qui dérange
[TEASER CLIMAT INVESTIGATION - Philippe Verdier] TEASER CLIMAT INVESTIGATION
Livre sur le climat, missive à Hollande : Verdier écarté de France 2 ?
Philippe Verdier, mouton noir à France Télévisions
Philippe Verdier est journaliste-présentateur météo et climat.
PENSEE UNIQUE : On veut faire taire les climato-sceptiques .... Philippe Verdier ( FR2 ) en fait les frais
Verdier : "Je ne suis plus en congés contrairement à ce que dit France Télévisions" - vidéo dailymotion
Delphine Ernotte s'exprime sur le livre de Philippe Verdier : "ça me pose problème" - Yahoo Actualités France
Dix parlementaires apportent leur soutien au présentateur météo Philippe Verdier - Yahoo Actualités France
Appelons de nos vœux la venue des sceptiques s'ils doivent éteindre le fanatisme - Video
Philippe Verdier et la dictature de la pensée écologique
Les erreurs de Philippe Verdier, le M. Météo de France 2, sur le climat
NB: Un article qui prétend démontrer ce qu'il y a de "FAUX" dans le livre, mais dont l'argumentation contredit les propres assertions de son auteur. Monsieur "Le Monde", je suis déçu...

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Quelques données de plus sur le climat

Bon, que ces campagnes de dénigrement et d'intimidation ne nous fassent pas négliger de continuer à rassembler des informations sur le fond du sujet, en complément des apports du livre de Philippe Verdier.

Le niveau des océans

En complément de la carte de synthèse sur les mesures effectuées par satellite, publiée plus haut sur cette page web, voici un document de synthèse rédigé par la Société de Calcul Mathématique SA:

L'élévation du niveau des mers

Extrait de l'abstract de ce document de 15 pages:

"Les faits ne montrent rien d'inquiétant. Les marégraphes installés sur la côte de Bretagne depuis 200 ans montrent une élévation moyenne de 1 mm par an, sans que l'on sache si c'est la mer qui monte ou la terre qui s'enfonce. Il n'y a pas d'accélération de cette élévation. Depuis 20 ans, des satellites observent le niveau moyen des océans ; ils enregistrent une élévation moyenne de 3 mm par an, sans accélération récente, et sans uniformité : des zones s'élèvent, des zones s'enfoncent. Des marégraphes ont été installés sur des îles du Pacifique, que l'on disait menacées, mais ils ne décèlent rien.
Tout le tapage médiatique fait autour de l'élévation du niveau des océans ne résulte que de modèles ; il n'y a absolument rien dans les faits qui vienne l'étayer : rien qui indique que cette élévation soit plus forte que celle que le globe a toujours connue et rien qui permette de l'attribuer à l'homme. Il y a en revanche une évidente malhonnêteté de la part de la communauté scientifique, qui fabrique autant de modèles que nécessaire, et de la part des journaux, qui ne font circuler que l'information inquiétante."

Source:

Société de Calcul Mathématique, SA - Le réchauffement climatique et le CO2

Lien direct pour télécharger le document PDF

NB: En guise de remarque personnelle au sujet des "modèles informatisés", un vieux proverbe informatique qu'il serait bon de ne pas oublier:

Garbage IN, Garbage OUT

En d'autres termes, les professionnels savent bien que la qualité des informations délivrées par un ordinateur dépend de la qualité de ce avec quoi on l'alimente.


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Le "réchauffement climatique" a cessé?

Voici les dernières données de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) américaine:

Lien direct pour télécharger le document PDF

Températures 2001-2014


A noter que cette faible augmentation s'inscrit dans la marge d'erreur liée aux mesures.

En toute franchise, je traite cette section parce que cela fait partie de l'argumentation sur laquelle l'on va sans doute s'étriper autour de la COP 21, mais cette histoire de variation de 0,0068°C sur une prétendue température "moyenne", elle-même somme toute approximative...

Cependant, la polémique sur l'année 2014 étant la plus chaude depuis le "début des mesures" n'est pas éteinte:.

Satellite Data Says 2014 Actually Wasn’t The Warmest On Record

Climate ‘Change?’: UK Scientists Say 2014 Was Not The Warmest Year On Record

Quoiqu'il en soit, vous noterez que les différences de températures invoquées pour ces "records" sont de l'ordre de 0,01 ou 0,02°C... (cf. commentaire ci-avant)

Je dois tout de même souligner ici que les données des mesures de surface terrestre de la NOAA ont été "ajustées", cela avec des arguments considérés par certains comme plausibles et par d'autres comme inacceptables.

Pour terminer sur les températures, disons qu'en principe, juin 1936 devrait être en fait considéré comme le mois le plus chaud aux États-Unis depuis le début des mesures et avant "ajustements". Vous trouverez les explications nécessaires dans l'enquête suivante:

NOAA’s temperature control knob for the past, the present, and maybe the future – July 1936 now hottest month again

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Les calottes glaciaires

Les deux diagrammes ci-après reprennent les données disponibles sur l'évolution annuelle des calottes glaciaires des pôles Nord et Sud.

Variations banquise Nord


Pour l'Arctique, la banquise accuse une diminution certes un peu plus sensible que la marge d'erreur. Mais on est tout de même loin de prémisses de disparition...


Variation banquise Sud


Pour l'Antarctique, au contraire, nous voyons que la banquise augmente, et de plus que l'augmentation se distingue plus nettement au-delà de la marge d'erreur.

De nombreuses hypothèses ont été avancées pour expliquer cette différence de comportement entre les deux pôles. Pour ma part, j'y vois surtout une mise en garde de plus contre les extrapolations de moyennes concernant la totalité du globe terrestre.

Soulignons de plus que la fonte de la banquise Arctique a une très faible conséquence sur le niveau des océans, puisqu'il s'agit de glace immergée dans l'océan (les glaçons qui fondent dans votre verre d'eau ne font pas monter le niveau de l'eau dans le verre...), alors que la fonte de la banquise Antarctique en aurait plus le cas échéant, puisqu'il s'agirait de la fonte de glace reposant en grande partie sur un continent émergé. 


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Une croisade absurde, coûteuse et inutile

Pour terminer cette mise à jour, voici un livre blanc d'Août 2015:

La lutte contre le Réchauffement Climatique : une croisade absurde, coûteuse et inutile

Livre Blanc rédigé par la Société de Calcul Mathématique SA

Voici un court extrait du résumé:

"L'ensemble des politiques publiques, françaises, européennes, mondiales, trouve aujourd'hui son origine, son inspiration, dans la lutte contre le réchauffement climatique. Le credo initial est simple à décrire : il postule que les températures à la surface du globe ne cessent d’augmenter depuis trente ans et que l'homme en est responsable.

<....>

Les conséquences sur la recherche scientifique dans son ensemble sont particulièrement nettes et particulièrement malsaines. Pas une étude ne peut être lancée, sur quelque sujet que ce soit, si elle ne fait directement référence au réchauffement climatique. Vous souhaitez travailler sur la géologie du bassin de la Garonne ? Voilà pourtant un sujet complètement normal et socialement utile à tous égards. Eh bien, votre étude ne sera financée, ne sera approuvée, ne sera publiée, que si elle mentionne les possibilités de stockage géologique du CO2. C'est consternant.

La croisade a envahi tous les domaines et tous les esprits : la lutte contre le CO2 est devenue une priorité nationale. Comment en sommes-nous arrivés là, dans un pays qui se veut cartésien ?

<....>

Mais le mathématicien ne croit pas aux croisades ; il regarde les faits, les données, les observations, les raisonnements."

Le résumé en 6 pages est accessible ici.

Le livre blanc (171 pages) est accessible ici.

Je vous laisse le plaisir de la découverte de cette étude édifiante.

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Le climat dans l'espace et dans le temps

Le travail de recherche que j'ai effectué jusqu'à présent m'a convaincu que la question du climat ne doit pas être envisagée par le petit bout de notre lorgnette planétaire terrestre.

Bon, il y a un consensus assez net sur l'influence du soleil en termes d'irradiation directe sur la température et du vent solaire sur le bouclier que constitue le champ magnétique terrestre, ainsi que sa protection contre les bombardements de rayons cosmiques originaires de l'extérieur du système solaire. Mais c'est tout ce que prend en compte le GIEC, notamment.

Mais savez-vous que le climat évolue aussi en ce moment sur d'autres planètes de notre système solaire? Des modifications importantes ont été notées sur Jupiter et Vénus, notamment.

Il semble bien que la relation entre le soleil et ses planètes aille beaucoup plus loin que la simple irradiation et que les causes principales des variations climatiques, que nous recherchons majoritairement à la surface de notre petite boule à nous, soient en fait à rechercher en priorité dans la relation interne des planètes avec les évolution du comportement du soleil lui-même.

Mais ce sera peut-être pour une autre fois. En attendant, je vous conseille une visite sur le site web SpaceWeatherNews.com.

Pour ce qui concerne l'évolution à venir du climat terrestre, étant donné le niveau consternant du climatisme ambiant dominant, et à ce stade de l'analyse de l'état des lieux à laquelle j'ai procédé, il n'y a pas de raison que je ne vous livre pas également ma petite synthèse personnelle (sans prétention autre que celle de la réflexion personnelle de l'honnête homme et sans aucune caution universitaire ni politique).

A mon avis, voici les principales observations que l'examen des cycles passés du climat, tels qu'identifiés dans les informations rassemblées dans cette étude m'amène à effectuer (très résumées):

1. Je ne serais pas surpris que les oscillations météorologiques importantes de ces dernières années constituent un indice et un prélude à une période de refroidissement un peu similaire à ce que l'on a appelé (un peu exagérément) le "petit âge glaciaire" du 17ème siècle. C'est à dire une période de refroidissement plus ou moins sensible d'environ un demi-siècle, avant un retour à un cycle de réchauffement.
Cela, sans être en mesure de préciser si la période d'oscillation actuelle va encore se poursuivre plusieurs années ou pas.

2. Cela dit, même si ce n'est pas pour tout de suite, l'évolution cyclique du climat devrait amener tôt ou tard la Terre à une nouvelle période glaciaire; probablement pas avant un siècle ou deux, rassurez-vous...

Iconoclaste? Pas vraiment. Si vous vous libérez des obsessions ethno-centriques du GIEC et que vous recherchez par vous-même, vous pourrez trouver nombre d'opinions convergentes; avec tout de même un tant soit peu de discernement face à certaines théories fantasques qui traînent sur le Net. Mais la liberté de pensée est à ce prix.

Un avantage collatéral non négligeable: vous vous libérez de la peur et de la culpabilisation que l'on tente de nous inculquer ainsi que du stress qui en résulte. Pour ce qui est de votre santé, vous ne vous en porterez probablement que mieux !!

Que l'élimination de la repentance climatistique ne vous empêche cependant pas de faire des économies d'énergies et d'avoir une attitude responsable par rapport à la pollution et aux ressources terrestres, et aussi de gérer votre budget en "bon père de famille"...

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(cc) "Quelques réflexions sur le climat" de J. François Ghoche est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International.

Les différents graphiques sont © ou (cc) de leurs auteurs respectifs.

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(je compte mettre à jour cette page avec plus de ressources -- à suivre)

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